Simone Brogi

« Je travaille au feeling »
Installé depuis 2015 à Pau, Simone Brogi entraîne 45 chevaux de plat sur le site de Pau.

Comment êtes-vous devenu entraîneur ?
Depuis mon arrière-grand-père, toute ma famille travaille dans le monde des chevaux. J’ai commencé comme assistant-entraîneur chez M. Rouget pendant 4 ans, puis je suis devenu entraîneur. Je m’occupe aujourd’hui de 45 chevaux de plat.

 

Quelle est votre vision du métier d’entraîneur ?
Notre métier est une remise en question permanente. Chaque année, on change 50% de l’effectif. On accueille de jeunes chevaux de 18 mois qui sont des enfants et qu’on doit transformer en athlètes de haut niveau. On essaye de les façonner et de les comprendre pour optimiser leurs chances de réussite. C’est ce qui est fascinant dans ce métier et c’est ce qui maintient l’excitation et la motivation. Et puis on a toujours le secret espoir de trouver la perle rare !

Quels sont les avantages des structures paloises ?
Il y a une bonne qualité de pistes et toutes les structures pour entraîner plusieurs catégories de chevaux. Les conditions climatiques sont très favorables, en particulier l’hiver qui est plutôt doux.

 

Quelles sont les conséquences de la restructuration du monde des courses ?
En France, le rythme des courses était très élevé et il avait des avantages fiscaux spécifiques pour les propriétaires. L’harmonisation européenne fait qu’on doit revenir aux fondamentaux. On essaye de donner la possibilité à plus de gens possibles de participer aux courses. Certains chevaux appartiennent à plusieurs propriétaires, qui ont des parts dans un cheval : cela assure un partage des risques et cela permet à de petits propriétaires de rester actifs dans le milieu.