Hippodrome de Pau - Interview

Hector de Lageneste

« La qualité de travail à Pau
est exceptionnelle ».
Installé à Pau depuis février 2015,
il entraîne trente chevaux
pour l’obstacle.

Comment avez-vous choisi d’être entraîneur ?
J’ai d’abord été jockey, puis assistant-entraîneur chez Guillaume Macaire. J’ai décidé de me lancer en 2015, mais je portais ce projet en moi depuis longtemps. Il y avait une place en obstacle à Pau, donc je me suis installé ici, tout naturellement.

 

Quels sont pour vous les atouts du site palois ?
La qualité de travail est exceptionnelle à Pau. Nous bénéficions de structures compétentes pour l’obstacle et d’une variation de travail et de surfaces (sable, gazon) très favorable. On peut s’entraîner sur tous les obstacles que l’on retrouve en course.

Comment abordez-vous l’évolution du métier ?
La restructuration est un fait, mais je constate que la filière accueille aussi beaucoup de jeunes. Les nouvelles règles nous obligent à travailler différemment, à privilégier des chevaux de qualité plutôt que du volume. Cela demande beaucoup de travail avec les éleveurs pour la sélection des chevaux. Nous devons être aussi de bons managers et savoir présenter les bonnes courses.

 

En tant qu’entraîneur, quels sont vos projets ?
Former les chevaux, les dresser, dénicher les futurs talents, conduire l’entraînement matinal sur le Domaine, tout cela me passionne et me motive pour consolider ma base, continuer et gagner de meilleures courses.

Simone Brogi

« Je travaille au feeling »
Installé depuis 2015 à Pau, Simone Brogi entraîne 45 chevaux de plat sur le site de Pau.

Comment êtes-vous devenu entraîneur ?
Depuis mon arrière-grand-père, toute ma famille travaille dans le monde des chevaux. J’ai commencé comme assistant-entraîneur chez M. Rouget pendant 4 ans, puis je suis devenu entraîneur. Je m’occupe aujourd’hui de 45 chevaux de plat.

 

Quelle est votre vision du métier d’entraîneur ?
Notre métier est une remise en question permanente. Chaque année, on change 50% de l’effectif. On accueille de jeunes chevaux de 18 mois qui sont des enfants et qu’on doit transformer en athlètes de haut niveau. On essaye de les façonner et de les comprendre pour optimiser leurs chances de réussite. C’est ce qui est fascinant dans ce métier et c’est ce qui maintient l’excitation et la motivation. Et puis on a toujours le secret espoir de trouver la perle rare !

Quels sont les avantages des structures paloises ?
Il y a une bonne qualité de pistes et toutes les structures pour entraîner plusieurs catégories de chevaux. Les conditions climatiques sont très favorables, en particulier l’hiver qui est plutôt doux.

 

Quelles sont les conséquences de la restructuration du monde des courses ?
En France, le rythme des courses était très élevé et il avait des avantages fiscaux spécifiques pour les propriétaires. L’harmonisation européenne fait qu’on doit revenir aux fondamentaux. On essaye de donner la possibilité à plus de gens possibles de participer aux courses. Certains chevaux appartiennent à plusieurs propriétaires, qui ont des parts dans un cheval : cela assure un partage des risques et cela permet à de petits propriétaires de rester actifs dans le milieu.